Né au temps des samouraïs, le jujutsu * fait la synthèse d’un patrimoine technique visant le contrôle d’un adversaire à mains nues, une richesse japonaise unique au monde ! Entraînant son corps comme une arme, le jujitsuka connaît les clés douloureuses, il sait frapper et projeter. Au-delà, il s’entraîne à percevoir et maîtriser dans le présent l’enjeu universel toujours renouvelé de la défense personnelle. Sans peur et sans illusion, à la fois souple et ferme comme le bois d’une lance, il aborde le monde qui l’entoure avec le sens du réel, de bons appuis au sol et un cœur fort.
Dans cette quête, il a toujours le principe ju (柔) pour le guider, l’art de l’adaptation à l’autre, le contournement de la force pour mieux la retourner contre l’agresseur.
LE JUJITSU, L’ESPRIT SAMOURAÏ
Le jujitsu est « la méthode souple », l’art de la douceur, c’est-à-dire la recherche du procédé le plus direct et le plus économe, le geste précis le plus pertinent pour la situation. Être souple et ferme comme le bois d’une lance. Il trouve ses origines dans les intuitions très ancienne du taoïsme au Ve siècle avant J.-C. Lao Tseu écrivait dans le Tao Te King : « La douceur l’emporte sur la dureté, et la faiblesse sur la force. » C’était le principe caché au cœur des méthodes, qu’on ne révélait qu’aux élèves les plus aptes, à cette époque où ce savoir maîtrisé était une puissance considérable.


Le jujitsu est enseignée à la fois en kimono, désigné par le terme « GI », ainsi qu’en tenue sans kimono (short, t-shirt, compression), communément appelée « No Gi ».
